Consécration de la statue de Kṣitigarbha ས་ཡི་སྙིང་པོ།

La statue de Ksitigarbha offerte à D. K. Mila Rechen Center, 2020 © Ulf Andersen

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ས་ཡི་སྙིང་པོའི་ཆོ་ག Kṣitigarbha Puja (consécration de la statue)

Drikung Kagyu Mila Rechen Center, dimanche 07 mars 2021

Khenpo K. Tashi Rinpoche a consacré la statue de Kṣitigarbha offerte à Mila Rechen Center par une Puja le dimanche 07 Mars à Mila Rechen Center. Merci à Rinpoche ainsi qu’ à tous les participants, présents sur place ou par Zoom, d’avoir permis à cette pluie de bénédictions de se répandre sur la terre de Bonny-sur-Loire 🙏☸️ !

Khenpo Tashi Konchok performing a Kshitigarbha Puja in front of a staue representing him in the garden of the center in Bonny sur Loire.

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Kṣitigarbha (skt. क्षितिगर्भ, tib. ས་ཡི་སྙིང་པོ། ) 

Principalement vénéré dans le bouddhisme d’Asie orientale, il est considéré comme le Bodhisattva des êtres prisonniers des enfers ou de graves maladies, ainsi que le gardien de la Terre et le protecteur de l’écologie.

Kṣitigarbha  (skt. क्षितिग ) signifie « matrice de la Terre » (kṣiti : la terre ; garbha : matrice).

En tibétain, il est le « Coeur de la Terre » (ས་ཡི་སྙིང་པོ། Sa Yi Nyingpo), en chinois, le « Bodhisattva-roi du magasin qu’est la Terre », et est aussi populaire au Vietnam, au Japon, en Corée…

Dans le bouddhisme Mahayana, il fait partie des Quatre Grands Bodhisattvas les plus vénérés avec Manjushri, Samantabhadra et Avalokiteshvara. Dans le bouddhisme Vajrayana, il est le septième des Huit Grands Bodhisattvas.

Kṣitigarbha est en général représenté comme un jeune moine itinérant, vêtu de la simple robe monastique (contrairement à la plupart des autres bodhisattvas, habillés comme la royauté indienne), avec le crâne rasé (ou portant la couronne ornée des Cinq Bouddhas de Sagesse, caractéristique du clergé de haut rang). Dans sa main gauche, il tient un joyau-qui-exauce-les-souhaits pour éclairer les ténèbres (skt. Cintāmaņi) ; dans sa main droite, il tient le bâton d’alarme, bâton de marche en bois d’environ deux mètres surmonté d’une tête en métal d’où pendent  des anneaux (4, 6 ou 12), traditionnellement porté par les moines bouddhistes, et dont la fonction originelle est de chasser les insectes afin d’éviter de les blesser, ou dans son cas, de forcer la porte des enfers.

L’histoire de Kṣitigarbha a été décrite pour la première fois dans le Bodhisattva Pūrvapraṇidhāna Sūtra, l’un des Sūtra Mahayana les plus populaires, prononcé par le Bouddha vers la fin de sa vie. Kṣitigarbha n’était pas particulièrement populaire en Inde avant la diffusion du bouddhisme en Chine, où son culte s’est développé grâce à son voeu de secourir les morts dans le monde des enfers.

Car si Ksitigarbha est connu pour son vœu d’assumer la responsabilité de l’instruction de tous les êtres dans les six mondes entre le Parinirvāna du Bouddha Shakyamuni jusqu’à l’avènement du futur Bouddha Maitreya, il l’est surtout pour son voeu de compassion de ne pas atteindre la Bouddhéité avant que tous les enfers soient vides : 

« Si je ne vais pas en enfer pour aider les êtres qui y souffrent, qui d’autre ira ? … Si les enfers ne sont pas vides, je ne deviendrai pas un Bouddha. Ce n’est que lorsque tous les êtres vivants auront été sauvés que j’atteindrai la Bodhi. » 

Comme son vœu (de compassion) est le plus grand, il est également connu sous le nom de « Bodhisattva au Grand Vœu ». D’après le Sutra des Voeux Originels du Bodhisattva Kṣitigarbha, il est considéré comme le grand modèle de la piété filiale, parce qu’il prononçât solennellement ce voeu immense de ne pas devenir Bouddha avant que les enfers ne soient vides pour sauver sa mère des souffrances qu’elle y endurait. Le Bouddha Shakyamuni dit dans ce Sutra que celui qui récite le nom de Kṣitigarbha mille fois par jour pendant mille jours sera protégé des accidents et des maladies pendant toute sa vie par des êtres divins envoyés par le Bodhisattva.

En Chine, les personnes gravement malades sont invitées à lire ce Sutra et à prier Kṣitigarbha de les aider à se rétablir. Au Japon, il est spécialement sollicité par les femmes ayant fait une fausse couche ou avorté, et placé aux carrefours et aux cimetières afin qu’il libère les esprits errants. Dans certains temples, des photos des défunts ou des tablettes portant leur nom sont placées autour de son portrait ou de sa statue afin qu’il les sauve. Sur le plan populaire, on pense également qu’il assiste les âmes égarées des enfants décédés.

Kṣitigarbha est donc considéré comme le Bodhisattva des êtres des enfers et des malades ; l’invoquer est particulièrement recommandé en cas de troubles oculaires, d’élocution, de mémoire, de stress, de folie, de motricité, mais aussi en cas de problèmes professionnels ou économiques. 

Mais il est aussi le gardien de la Terre de l’écologie, protégeant des intempéries, tempêtes,  invasions d’insectes, animaux nuisibles, etc. et contribue à augmenter la productivité et le rendement de la Terre, favorisant les cultures et d’abondantes récoltes. 

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Première bénédiction de la statue de Ksitigarbha par Khenpo K. Tashi Rinpoche, D. K. Mila Rechen Center, 2021 © Ulf Andersen

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ས་ཡི་སྙིང་པོ། Kṣitigarbha Puja

Khenpo K. Tashi Rinpoche consecrated the statue of Kṣitigarbha offered to Mila Rechen Center by a Puja on Sunday, March 07 at Mila Rechen Center. Thanks to Rinpoche and to all the participants, present on the spot or by Zoom, for having allowed this rain of blessings to spread on the land of Bonny-sur-Loire 🙏☸️ !

Kṣitigarbha (skt. क्षितिगर्भ, tib. ས་ཡི་སྙིང་པོ།

Mainly venerated in East Asian Buddhism, he is considered the Bodhisattva of beings trapped in hell or serious diseases, as well as the guardian of the Earth and the protector of ecology.

Kṣitigarbha (skt. क्षितिग ) means « matrix of the Earth » (kṣiti: earth; garbha: matrix).

In Tibetan, he is the « Heart of the Earth » ( ས་ཡི་སྙིང་པོ། Sa Yi Nyingpo), in Chinese, the « Bodhisattva-king of the store that is the Earth », and is also popular in Vietnam, Japan, Korea…

In Mahayana Buddhism, he is one of the Four Great Bodhisattvas most revered along with Manjushri, Samantabhadra and Avalokiteshvara. In Vajrayana Buddhism, he is the seventh of the Eight Great Bodhisattvas.

Kṣitigarbha is usually depicted as a young itinerant monk, dressed in simple monastic robes (unlike most other Bodhisattvas, dressed like Indian royalty), with a shaved head (or wearing the ornate crown of the Five Buddhas of Wisdom, characteristic of high-ranking clergy). In his left hand, he holds a Jewel–which fulfills wishes to lighten the darkness (skt. Cintāmaņi); in his right hand, he holds the Alarm Staff, a wooden walking stick about two meters long with a metal head from which hang rings (4, 6 or 12), traditionally carried by Buddhist monks, and whose original function is to chase away insects in order to avoid injuring them, or in his case, to force the door of hell.

The history of Kṣitigarbha was first described in the Bodhisattva Pūrvapraṇidhāna Sūtra Sūtra, one of the most popular mahayana, pronounced by the Buddha towards the end of his life. Kṣitigarbha was not particularly popular in India before the spread of Buddhism in China, where its cult developed thanks to his vow to rescue the dead in the underworld.

For if Ksitigarbha is known for his vow to assume responsibility for the instruction of all beings in the six worlds between the Parinirvāna of Shakyamuni Buddha until the advent of the future Maitreya Buddha, he is especially known for his vow of compassion not to reach Buddhahood until all hells are empty : 

« If I don’t go to hell to help the beings who suffer there, who else will go? … If the hells are not empty, I will not become a Buddha. Only when all living beings have been saved will I reach the Bodhi. » 

Since his vow (of compassion) is the greatest, he is also known as the « Bodhisattva with the Great Vow. According to the Bodhisattva Original Vow Sutra Kṣitigarbha, he is considered the great model of filial piety, because he solemnly took this immense vow not to become Buddha until the underworld was empty in order to save his mother from the suffering she endured there. Buddha Shakyamuni says in this Sutra that whoever recites the name Kṣitigarbha a thousand times a day for a thousand days will be protected from accidents and diseases throughout his life by divine beings sent by the Bodhisattva.

In China, seriously ill people are invited to read this Sutra and pray to Kṣitigarbha to help them recover. In Japan, it is especially requested by women who have had miscarriages or abortions, and placed at crossroads and cemeteries to free wandering spirits. In some temples, photos of the deceased or tablets bearing their names are placed around his portrait or statue so that he can save them. Popularly, it is also believed that he assists the lost souls of deceased children.

Kṣitigarbha is therefore considered to be the Bodhisattva of beings from the underworld and the sick; invoking him is particularly recommended in cases of eye problems, speech, memory, stress, insanity, motor skills, but also in cases of professional or economic problems. 

But it is also the guardian of the Earth’s ecology, protecting it from bad weather, storms, invasions of insects, pests, etc. and contributes to increasing the productivity and yield of the Earth, favoring crops and abundant harvests. 

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 (Source : https://www.wisdomlib.org/definition/kshitigarbha & https://fr.wikipedia.org/wiki/Kshitigarbha)